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Jean Jacques CINELU

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Jean-Jacques Cinelu est un artiste démolisseur, raccommodeur de ferraille et musicien.
Sa passion de sculpteur débute en 1992 grâce à la rencontre avec le sculpteur de Thierry Reiss.

Les pièces disponibles sont en vente, livrables, et garanties à vie.

« Quand je fouille dans un tas de ferraille, je deviens comme habité par une force imaginaire, cherchant des fragments de métal qui donneront la silhouette d’une œuvre à naître.

La matière brute vient de la rue, des casses, d’usines à l’abandon…

La déformation du métal se fait en force, puis les morceaux sont soudés, poncés, polis, caressés parfois. Une fois façonnée, la pièce passe quelques mois au dehors, patinée par les caprices du temps.

Je m’efforce par ce travail de l’acier, de rendre le mouvement qui dégage une expression, une émotion.

Des sculptures mais également du mobilier métallique : tables, fauteuils, tabourets, cheminées, girouettes, ciel de bar...

Toujours avec de l’acier de récupération.

Mes sculptures semblent ignorer l’image froide du métal, pour, peut-être, échapper à une triste fin et devenir vivantes. »

presse

Extrait de St Brice Magazine n°15 de février 2016.

Jean-Jacques Cinélu,

artiste aux multiples talents

Musicien, sculpteur, pilote, photographe, navigateur... Ce Saint-Bricien

est un véritable touche-à-tout. Rencontre.

 

Vous avez été bassiste pendant plus de vingt ans. Racontez.

Oui, j’ai choisi cet instrument pour être au cœur de l’orchestre, soutenir les solistes et faire le lien avec la rythmique. Quel bonheur de pouvoir impulser le groove et faire danser les gens ! Avec mes deux frères, Patrice (par ailleurs, excellent photographe) et Mino (NDLR : musicien reconnu mondialement), on a monté des groupes de jazz rock dans les années 70 et 80, dont un qui s’appelait Chute libre . On jouait à la MJC de Boulogne. Nous étions notamment portés par deux maîtres de la musique : Jimi Hendrix et Miles Davis (et, dans un autre registre pour moi, Johann Brahms). On jouait du blues et du rock. Et un jour, on s’est pris une grosse baffe musicale en découvrant le Mahavishnu Orchestra de John Mc Laughlin, qui mêlait l’Orient et l’Occident.  Lorsque je jouais avec mes frères, le métronome se fatiguait parfois avant nous. En effet, à un moment donné, le ressort du métronome faisait qu’il se mettait à ralentir. On jouait alors avec ce ralentendo et c’était plutôt marrant ! Un exercice qui permet d’avoir un tempo universel et de jouer vraiment ensemble. Avec mes frères, c’est comme une promesse qu’on s’était faite : la musique sans compromis.

 

Vous réalisez de sublimes sculptures à l’aide de simples morceaux de ferraille. Les Saint-Briciens ont d’ailleurs pu en découvrir au centre culturel Lionel Terray lors de salons artistiques.

 

J’ai réalisé, au début des années 90, des carillons à vent, avec différents matériaux, comme des tubes en aluminium ou en acier de différentes tailles. Un tube d’une mètre vingt correspond à un la. On peut se créer toute une gamme. Mon envie était d’en créer de formes et de tailles différentes. En changeant le matériau également, j’obtenais une résonnance spécifique. Par exemple, un tambour de frein de voiture a une sonorité de cloche utilisé par certains orchestres de salsa. J’ai réalisé beaucoup de carillons que je donnais à mes amis. Puis, j’ai arrêté d’en faire car, plus tard, quand je revenais chez eux, je les retrouvais bridés contre un mur ou un poteau voire carrément démontés car les voisins en avaient marre de les entendre à la moindre bourrasque de vent.

J’ai alors décidé de réaliser quelque chose de moins bruyant. J’ai commencé à travailler de la ferraille en lui donnant des formes bizarres. J’aime polir l’acier de construction traditionnelle parce que sa texture est agréable et douce. On dirait du cuir, voire du chocolat. J’affectionne ce côté assagi du métal. Par ailleurs, redonner une seconde vie à un objet, qui était voué à être détruit, est assez noble, non ?

 

Votre génie est d’associer la froideur du métal à la douceur de votre imaginaire en créant des animaux, des personnages ou du mobilier.

 

On peut dire que je suis en recherche constante de nouvelles sources. Ce sont essentiellement des pièces de mécanique : pignons de boîte de vitesse, satellite de transmission, rampe et tiges de culbuteurs... que j’assemble minutieusement. Quand j’ouvre une boîte de vitesse, je vois tout de suite les pièces qui vont m’inspirer. Je vais très rarement dans la finesse : un gros moteur V8 américain va plus m’intéresser qu’un moteur de mobylette. Au total, j’ai dû réaliser une centaine de sculptures.

 

Qu’est-ce qui vous inspire ? Combien de temps passez-vous en moyenne sur une œuvre ?

 

La nature est un leitmotiv que j’adore. Je m’inspire beaucoup des animaux, des arbres mais aussi de la musique, du cinéma, de l’humain... Je peux passer de quelques heures à quelques mois sur une œuvre. Tout dépend si j’arrive à la visualiser ou pas avant de commencer. J’attache beaucoup d’importance à la posture et au regard que je vais donner à l’animal ou au personnage que je vais créer. Ce qui prend du temps également, c’est de trouver le bon alliage de matériaux, les bonnes proportions et aussi que je puisse soulever la pièce. Il faut donner l’envie au public de toucher ton œuvre, voire même de la caresser. Donner de la vie à la matière.

 

Vous êtes passionné par la musique, la sculpture, la moto... Et quoi d’autres ?

 

Quand j’étais petit, je voulais être pilote d’essai. Pour le devenir, il fallait faire ses classes à l’armée. Or, je n’étais très enthousiaste d’y aller pendant plus d’un an. À l’époque, je jouais dans des groupes. Le milieu musical était quand même plus sympathique, même si cela ne m’a pas empêché de passer mon brevet de pilote d’ULM à 50 ans ! Comme j’aime la photo, je joue au Yann Arthus-Bertrand en réalisant des prises de vue aériennes. Par exemple, il n’y a pas très longtemps, j’ai entendu à la radio qu’ils réparaient la piste de la base militaire de Creil. Ce qui voulait dire que le territoire aérien était ouvert. J’en ai profité pour faire quelques clichés du château de Chantilly au moment où la lumière était la plus belle. Je les expose ensuite un peu partout. Ma mère était aussi passionnée par la musique, mais son dada, c’était la peinture. Je m’y suis essayé, c’est extraordinaire mais c’est dévorant mentalement. On y pense tout le temps. Je m’y réserve pour plus tard, quand mon corps ne suivra plus. 

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